Outrage

12 mai 2009

Comme ce matin je me sens outrageusement de bonne humeur, je décide d’entreprendre ici la démonstration irréfutable du fait que l’Univers est infini.

Premièrement, il faut considérer comme un fait acquis que la chose en soi est inaccessible. Nous pouvons être assurés que le temps et l’espace existent, mais les objets qui meublent cet espace et ce temps, nous ne pouvons que les percevoir. Et ces perceptions, pour le dire crûment, sont potentiellement infinies.

C’est ce qui fait la beauté de l’art, de la littérature, Créateurs de nouveaux espaces de perception.

Comme ce personnage inventé dans les chroniques de Bustos Domecq, qui décrit dans un texte qui fait plusieurs milliers de pages son bureau de travail et les objets qui s’y trouvent. Comme Perec et ses tentatives d’épuisement.

Et Monsieur Teste qui le dit autrement… « L’infini, mon cher, n’est pas grand chose. C’est une question d’écriture. »