discrets
by Simon Brousseau
Nous sommes peu nombreux de notre phratrie, et ça serait sans importance si nous étions fiers, mais nous avons honte et nous vivotons, discrets, soucieux de préserver l’indifférence des autres à notre endroit, parce qu’autrement ça serait souillure, abjection, et nous n’aurions plus rien.
Hier soir, Mathieu m’a dit qu’il se sentait dépossédé, mon semblable, mon frère, et je n’ai rien trouvé à lui répondre.
On parle de mémoire, de souvenirs, comme si c’était toujours majestueux de se souvenir, et comme si le passé n’était pas entaché par ce qu’on est devenu.

Intrigant. En un mot.
Suis le Sphinx de Gizeh… euh. Gizeh pô quoi dire ?